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Intelligence artificielle : la Normandie cherche l'algorithme gagnant

Quel est le lien entre un conducteur désireux d’éviter les embouteillages, une personne âgée qui aimerait mieux surveiller sa tension et un agriculteur souhaitant optimiser la traite de ses bêtes ? A chaque fois, l’intelligence artificielle a une solution à leur proposer : à croire qu’à tous les âges de la vie, dans toutes les disciplines et pour tous les besoins, un algorithme à la réponse. Si les impacts dans notre vie quotidienne sont évidents, on est tenté de se demander en quoi la Normandie est concernée. Face aux bouleversements mondiaux induits par l’IA, qu’ils soient souhaités, fantasmés ou redoutés, une région française peut-elle exister à l’ombre des leaders américains et chinois ? Oui, pense le CESER à certaines conditions.

Troupes d’élites cherchent tête de réseau

L’arsenal normand est déjà là : laboratoires, équipes de recherche et filières économiques rompues à l’exercice (logistique, santé, transports…) sont suffisamment présents sur tout le territoire pour que l’on puisse affirmer que la Normandie a toutes les cartes en main pour briller. On ne présente d’ailleurs plus le partenariat Renault/Transdev autour de la voiture autonome ou la start-up Saagie qui entend devenir un champion mondial du big data. Mais il serait erroné de croire que l’IA est l’apanage de quelques génies des chiffres ou du codage informatique : les sciences humaines et sociales ont aussi un rôle pivot à jouer. Bémol : ce petit monde ne se connaît pas assez, quand il ne s’ignore pas poliment. Qui jouera l’entremetteur ? Aucun doute, il doit s’agir du Conseil régional selon le CESER, dont toutes les compétences (formation, transport, économie) connaîtront des transformations majeures. Mais avec quels outils ?

Des effets qui n’ont rien d’artificiel

Clé de voute du système, la future Agence de l’orientation : l’IA souffre aujourd’hui d’une relative invisibilité dans les formations proposées, à tous les niveaux de qualification. L’intégrer au dispositif d’information et d’orientation ne coûterait rien, et pourrait rapporter beaucoup. Summer school et bourses doctorales supplémentaires seraient aussi les bienvenues. Un chantier important doit également être ouvert sur l’acceptabilité de l’intelligence artificielle. Car le phénomène inquiète, et à juste titre : quels seront ses effets sur nos emplois, notre liberté, notre vie privée ? Seule certitude, l’IA sera ce que l’on en fera, alors autant prendre les devants. Le thème de l’intelligence artificielle aurait ainsi toute sa place dans des événements tels que Normandie pour la Paix, où des structures de renoms (comme la Maison de Recherche en Sciences Humaines) pourraient contribuer à expliquer son rôle dans nos démocraties. On pense bien sûr à la façon de se protéger contre les différentes manipulations électorales dont l’actualité s’est fait l’écho récemment et qui n’ont, elles, rien d’artificiel.

Des voisins musclés

Le ciel est donc plutôt dégagé pour l’IA normande, mais attention : les actions proposées doivent être menées sans tarder, car les voisins de la Normandie sont musclés. Paris-Saclay et Rennes bénéficient par exemple de la présence de l’INRIA sur leurs terres, probable futur opérateur des Instituts 3 IA. Il faudra donc songer à coopérer, plutôt qu’à s’opposer.

 

L’IA en Normandie en synthèse

L’avis et le rapport du CESER